Tu te lances dans l’entrepreneuriat écoresponsable ? Voici 6 pièges dans lesquels tu risques de tomber (ou dans lesquels tu es peut-être déjà tombé). Mais je te préviens tout de suite : tu risques d’être surpris. ce ne sont pas franchement des pièges dont on nous parle partout … bien au contraire. Certaines erreurs sont communes à l’entrepreneuriat en général. D’autres sont spécifiques aux entreprises qui veulent être écoresponsables.

Le piège principal de l’entrepreneuriat écoresponsable : Développer sa communication sur les réseaux sociaux

Bam ! tu ne t’y attendais pas à celle-là ! Alors soyons clairs : mon discours n’aurait peut-être pas été le même pour une entreprise lambda qui se fout de son impact sur la planète (quoique). Mais t’es-tu déjà interrogé sur l’énergie dépensée pour la communication sur les réseaux sociaux ? Franchement, ça fait peur.

La principale raison : tout ce que tu publies sur les réseaux est du contenu jetable.

Contenu jetable

Entre nous, ça t’arrive souvent de consulter un post Facebook qui date du mois dernier ? Quasiment jamais … et cette tendance s’est accentuée avec l’arrivée des stories.

Par contre, ça t’arrive souvent de consulter un article de blog écrit il y a un an ? Probablement beaucoup plus.

Pièges de l'entrepreneuriat écoresponsable : développer sa communication sur les réseaux sociaux.
L'instantanéité du contenu sur les réseaux sociaux. 
- Twitter 18 minutes 
- Facebook 5 heures 
- Instagram 21h 
- Linkedin 24 heures 
- Youtube 20 jours 
- Pinterest 4 mois 
- Blog 2 ans

Les réseaux sociaux servent à communiquer sur ton actualité. Et je suis désolée, mais il ne se passe pas des trucs de ouf tous les jours dans ta boite. Alors pourquoi vouloir à tout prix poster sur les réseaux tous les jours ? Voire plusieurs fois par jour ?

Bah pour faire plaisir à l’algorithme pardi ! Et tant pis pour la planète.

Le pire, c’est que ce sont les mêmes marketeurs ou formateurs qui vont te conseiller de donner un maximum de valeur à tes lecteurs (donc des contenus longs, pleins de bons conseils, et qui auront autant de valeur dans 6 mois qu’aujourd’hui) et de poster sur les réseaux tous les jours. Tu trouves ça logique ? Moi pas.

La temporalité n’est pas la même. Sur les réseaux sociaux nous sommes dans l’instantané, dans le contenu jetable : aussi vite lu, aussi vite oublié. Alors que le contenu de valeur est un contenu durable.

Oui au contenu de valeur, non au contenu jetable !

Le poids du jetable

Sans parler du fait que les posts sur les réseaux sont souvent des vidéos ou des photos et sont donc beaucoup plus énergivores que le texte.

Enfin, il sont stockés ad vitam aeternam en ligne, ils consomment des ressources chaque jour pendant des années, alors qu’ils ne sont plus d’actualité depuis longtemps. Qui s’intéresse à la réduction de 20% sur les culottes menstruelles que tu proposais il y a 6 mois ?

A moins que tu ne prennes le temps, systématiquement, d’effacer les posts qui ne sont plus d’actualité (mais qui le fait ?).

Alors je ne dis pas qu’il faut totalement se passer des réseaux sociaux. Mais ce n’est pas sur eux qu’il faut baser toute ta communication. Il faut les utiliser en conscience, avec parcimonie, pour ce pour quoi ils ont un intérêt : ton actualité. Et idéalement faire un peu de ménage dessus régulièrement.

Toujours pas convaincu ? Si tu n’es QUE sur les réseaux, tu dépends d’eux. Tu fulmines à chaque fois que l’algorithme est modifié (tu vois de quoi je parle 😉 ). Et tu te retrouves à poil le jour ou Facebook décide de se retirer d’Europe ou la Russie bloque Instagram …

Trois petites exceptions

Les réseaux sociaux ont 3 atouts majeurs :

  1. Tester ton idée avant de te lancer
  2. Trouver ta clientèle cible, te faire découvrir par tes premiers clients, trouver tes premiers abonnés
  3. Pouvoir créer et animer une communauté (je pense notamment aux groupes Facebook). Avoir une communauté solide est un vrai plus pour fidéliser ta clientèle et avoir une activité pérenne. Avant les communautés se retrouvaient beaucoup sur les forums mais depuis l’arrivée des groupes Facebook, les forums sont beaucoup moins à la mode. Un groupe Facebook peut donc être intéressant dans ce cas, à condition d’organiser un peu les discussions à l’intérieur de ce groupe pour qu’on puisse retrouver facilement des sujets déjà évoqués. Sinon on retombe vite dans le piège du jetable. D’autres outils se développent pour l’animation de communauté (Telegram, Discord, Circle, …). A toi de voir celui qui te convient le mieux.

Piège n°2 : Créer ta boite à partir de ta passion

Tu veux devenir entrepreneur ?

Qu’est-ce qui te passionne ?

La première fois que j’ai vu ce conseil, c’était il y a au moins 10 ans, à l’époque de l’essor des blogs. Tous les blogueurs te donnaient ce conseil : liste tes passions et choisis-en une pour créer ton blog puis monétises-le (généralement en proposant des formations sur la même thématique). Depuis je vois encore régulièrement ce genre de conseils.

Alors j’avoue, mon titre est un peu putaclic car je pense qu’on peut créer une boite à partir d’une passion. Mais il ne faut pas que ce soit le seul élément pris en compte dans ta décision parce que :

  • Ce n’est pas parce que tu es passionné que tu es compétent : tu peux être la reine des chanteuses sous la douche et casser les oreilles de ta famille et de tes voisins.
  • Les passions sont parfois durables, mais parfois éphémères (j’étais fan de dinosaures et je collectionnais les timbres adolescente, aujourd’hui je n’en ai plus rien à faire).
  • Il n’y a pas toujours un marché derrière … ou il est difficile à trouver (certaines passions ont une offre « gratuite » tellement importante qu’il est difficile de vendre quelque chose en rapport).
  • Vouloir monétiser à tout prix ta passion peut te dégouter de celle-ci : c’est ce qui a failli m’arriver avec l’écriture, j’ai voulu devenir animatrice d’ateliers d’écriture et j’y ai perdu le plaisir d’écrire … jusqu’à ce que je laisse tomber cette idée.
  • Tes passions n’ont peut-être aucun rapport avec l’écologie et la planète … du coup on fait quoi ?

Alors oui, c’est important d’avoir un minimum d’intérêt pour ce qu’on va lancer. Mais pour que ta boite fonctionne vraiment, la passion ne suffit pas, il faut regarder un peu plus loin que ça. Il faut trouver une activité qui te correspond vraiment, qui est monétisable, et bonne pour la planète.

Si tu en es à cette étape de « l’idée » d’entreprise écoresponsable, ne tombe pas dans ce piège de la passion. Cherche plus loin.

Une idée Un avenir

C’est le sujet de mon livre « Une idée Un avenir » dans lequel je propose de nombreux exercices indispensables pour trouver une idée de business qui te correspond vraiment et qui va vraiment aider la planète.

Voici un petit résumé des différentes questions que je t’invite à te poser, la question des passions y est présente, mais ce n’est qu’un étape du long voyage vers toi-même que je te propose :

  • Pourquoi souhaite-tu devenir entrepreneur écoresponsable ? Quelles sont tes motivations ?
  • Quelles sont tes passions ? Tes centres d’intérêt ?
  • Quels sont tes défauts et tes qualités ?
  • Quels sont tes savoirs, savoir-faire et savoir-être ?
  • Quelles sont tes zones de médiocrité, d’excellence et de brillance ?
  • Quel est ton parcours ? Quels ont été tes choix et pourquoi les as-tu fait ?
  • Quels étaient tes rêves d’enfant, d’adolescent ou de jeune adulte ?
  • Qu’est-ce qui te rend jaloux ?
  • Quelle est ta couleur de personnalité ?
  • Quelles sont tes valeurs et tes non-valeurs ?
  • Quel est ton grand pourquoi ?
  • Que ferais-tu de ta vie si l’argent n’était pas un problème ?
  • A quoi ressemble ta vie sur-mesure dans 10 ans ? Dans 1 an ?
  • Que veux-tu laisser derrière toi ?
  • Avec quel type de personne veux-tu travailler ? Qui veux-tu aider ?
  • Quel type d’entrepreneur veux-tu être ?
  • De quoi le monde a besoin d’après toi ?
  • Qu’est-ce qui te met en colère ?
  • Quelles idées écoresponsables peux-tu importer ?
  • A quoi ressemble ton monde idéal ?
  • Qu’est-ce que signifie écoresponsable pour toi et quel est ton positionnement personnel ?
  • Quel est ton Ikigaï ?
  • Qu’est-ce qui te rend exceptionnel ?
  • Existe-t-il un marché pour ton idée ?
  • Quel peut être ton positionnement ?
  • Quelle serait ta fiche de poste ?

Tu veux te lancer en suivant ta passion et sans répondre à toutes ces questions ? Libre à toi. Mais pas sûre que ton entreprise perdure dans le temps. Alors prends vraiment le temps d’y réfléchir ! Seul, ou à l’aide de mon livre :

Une idée Un avenir.
Introspection créatrice pour entrepreneur écoresponsable.
Trouve ton idée de business en accord avec tes valeurs et la planète.

Piège n°3 : Faire un questionnaire d’étude de marché

Ça y est, tu as ton idée. Maintenant tu voudrais t’assurer qu’il y ait un marché, alors en bon élève, tu vas faire un joli questionnaire pour savoir ce que veulent les gens et ce qu’ils feraient si … (T’inquiète, j’en ai fait plein aussi des questionnaires, mais maintenant c’est fini).

Ou dans le même style : tu vas co-créer ton produit/service avec ta communauté (pas mal à la mode depuis quelques temps).

Alors sur le papier ça à l’air bien, et ça peut même marcher un peu, au début, t’apporter tes premiers clients. Ceux qui auront répondu à ton questionnaire pourront se sentir investis dans le projet (une technique d’influence très connue) et donc devenir clients.

Pas parce que le produit sera exactement celui qui leur convient, mais parce qu’ils auront participé à sa création d’une certaine façon.

Mais au-delà de cet échantillon de personnes qui se sera « impliqué », rien ne prouve qu’il y ait réellement un marché et que tu trouves des clients par la suite.

Pourquoi ?

Parce que les gens ne savent pas ce qu’ils veulent et encore moins ce qui les pousse à acheter.

La vérité c’est que le processus d’achat est principalement inconscient. Avant même que tu te poses la question de si tu veux ou non acheter te produit, ton inconscient a déjà pris sa décision.

Alors les gens vont te donner des réponses qu’ils pensent être vraies. Mais pour vendre, on se fout de savoir ce que les gens pensent qu’ils feraient. On veut savoir ce qu’ils vont vraiment faire. Et souvent les deux n’ont rien à voir l’un avec l’autre.

nous prenons souvent des décisions sans y avoir réfléchi – ou, plus précisément, sans y avoir réfléchi consciemment. Lorsque nous décidons pour qui voter, ce que nous allons acheter, où partir en vacances, par exemple, nous ne mesurons pas que c’est notre inconscient qui est aux commandes

Pour la science

Alors pour savoir si tu pars dans la bonne direction, oublies les questionnaires. A moins que tu ne sois fort en psycho et que tu sois capable de poser des questions à l’inconscient de tes prospects.

Par exemple, il y a un paquet d’année, Air Inter (ancienne compagnie aérienne française) avait fait passer un questionnaire pour savoir pourquoi les gens ne prenaient pas l’avion. Le première question proposait une liste de réponses possibles, et la moins choisie fut : la peur. La personne avait ensuite une autre question demandant si elle avait un ami qui ne prenait jamais l’avion, et pourquoi d’après elle, cet ami ne prenait pas l’avion. La liste des réponses possibles était la même … et « la peur » fut choisie à plus de 80%. C’était la raison inconsciente de la plupart des gens interrogés, et donc la seule qui avait vraiment de l’importance.

Mais si tu n’y connais rien en psycho, que tu ne sais pas faire parler les inconscients, alors une seule solution : il faut tester ! Essaie de vendre ton produit – ou au moins d’obtenir une adresse email contre un échantillon de ton produit – et vois si ça prend ou pas. Le test est la seule étude de marché vraiment sure.

Piège n°4 : Rester seul

Indépendant n’est pas forcément synonyme de solitude. Et entreprendre ne se fait pas forcément seul.

La première étape est de choisir si tu veux créer une entreprise seul ou avec des associés. Si tu as des associés, tu risques moins ce problème de solitude.

Mais si tu décides d’entreprendre seul, tu risques vite de tomber dans le piège de tout vouloir faire toi-même, d’être persuadé de tout savoir faire, et mieux que tout le monde. Car … « on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même » parait-il.

On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ?

C’est quelque chose que j’ai mis longtemps à comprendre, mais qui est pourtant essentiel. Quand j’ai créé ma première entreprise, je suis passée en mode Wonderwoman. Je devais tout faire moi-même : j’étais à la fois masseuse (la base de mon acitvité), mais également webmaster, graphiste, commerciale, comptable (bon en auto-entrepreneur c’était limité, mais quand même), … Le tout sans me faire accompagner par personne et sans avoir d’autres entrepreneurs dans mon entourage pour me donner des conseils (Wonderwoman je te dis).

Résultat : Échec ! Game over !

Alors aujourd’hui je dirai au contraire qu’on n’est jamais aussi mal servi que par soi-même. On ne peut pas être bon dans tout, nous avons chacun notre ou nos domaine(s) de compétences privilégié(s). Mais nous ne sommes pas excellents dans tout. Et plus nous cherchons à tout faire nous-même, plus nous sommes moyens dans tout.

Alors peut-être que dans certains domaines tu pourras te contenter d’être moyen, mais dans d’autres tu auras besoin du top du top, et donc d’un expert. Soit pour ces conseils (te former auprès de lui), soit pour qu’il fasse les choses pour toi (DÉLÉGUER).

S’entourer

Ne pas rester seul, ce n’est pas seulement ne pas tout faire seul. C’est aussi s’entourer d’autres entrepreneurs – si possible écoresponsables également – afin d’échanger avec eux régulièrement. Le simple fait d’échanger avec d’autres personnes qui rencontrent les mêmes difficultés que toi ou partagent les mêmes réussites crée une émulation positive inimaginable. A ton avis pourquoi les espaces de coworking, les groupes mastermind, ou les communautés d’entrepreneurs se sont autant développés ces dernières années ?

De plus, on dit souvent que l’on est la moyenne des 5 personnes que l’on fréquente le plus. Alors pour devenir un entrepreneur écoresponsable à succès, quoi de mieux de s’entourer d’autres entrepreneurs écoresponsables à succès ?

Tu ne connais personne ? Ça tombe bien, Ecoloboss c’est aussi une communauté d’entrepreneurs écoresponsables. Rejoins-nous vite !

Piège n°5 : Penser que seuls tes produits ou services doivent être écoresponsables

Imagine …

Tu aimes coudre et tu décides de vendre des articles zéro déchet lavables pour remplacer leurs équivalents jetables (exemple : éponges lavables, essuie-tout lavable, cotons démaquillants lavables, …). OK, good produit. Au moins sur le papier.

Déjà, attention à ne pas faire la chasse aux coûts à tout prix en choisissant par exemple des textiles synthétiques venant de Chine ou d’un autre pays lointain aux conditions de travail pas très éthiques, avec du calage synthétique, des boutons pressions en plastique de mauvaise qualité, … Sinon ton produit ne sera finalement pas si écoresponsable que ça.

Mais admettons qu’il soit parfaitement écoresponsable. Est-ce que c’est suffisant pour considérer ton entreprise comme écoresponsable ? Est-ce qu’il n’y a pas d’autres éléments à prendre en compte ?

L’impact caché

Pièges de l'entrepreneuriat écoresponsable : penser que seuls tes produits ou services doivent être écoresponsables. Ils ne sont que la partie immergée de l'iceberg de l'impact de ton entreprise.

Pour envoyer tes colis, est-ce que tu as choisi le service de livraison le moins cher, le plus rapide, ou le plus attentif à l’impact écologique des moyens de transport utilisés ? Et pour emballer tes colis, est-ce que tu optes pour des enveloppes à bulles et du calage en polystyrène ou pour des options plus recyclables et naturelles ?

Lorsque tu vas choisir la banque dans laquelle ouvrir un compte pour ton entreprise, est-ce que tu vas te poser la question de ses valeurs, de ce qu’elle finance ?

Tu peux t’interroger de la même façon pour le choix de ton assurance professionnelle, de l’hébergeur de ton site internet, du fournisseur d’électricité de ton atelier de couture, …

L’écoresponsabilité d’une entreprise va bien au-delà du produit ou service qu’elle vend. Il y a une infinité d’autres facteurs à prendre en compte si tu veux vraiment incarner le changement et ne pas être une entreprise de plus à faire du greenwashing. A chaque fois que tu auras une décision à prendre dans ta société, un choix à faire, pense à te poser la question de l’écoresponsabilité.

Et pour ça je t’incite grandement à réfléchir à ta définition de l’écoresponsabilité, à voir ce qui est vraiment important pour toi, ce qui est non négociable, et ce qui est acceptable. Quelles sont tes priorités ? Plutôt zéro déchet, zéro plastique, zéro carbone, bio, local, recyclé, recyclable, éthique, … ? Quelles sont les règles que tu dois respecter pour être fier de ton entreprise ?

Piège n°6 : Vouloir être écoresponsable à tout prix

Je sais, ça rentre un peu en contradiction avec ce que je viens de dire juste avant. Et pourtant c’est tout aussi vrai et tout aussi important.

Pour chaque choix que tu devras faire, il faudra te poser la question de l’écoresponsabilité. Mais il ne faudra pas toujours faire le choix le plus écoresponsable.

L’écoresponsable coûte cher

Parce que malgré tout, l’option la plus écoresponsable est souvent (pas toujours) plus chère que les autres options. Parfois un peu plus cher. Parfois beaucoup, beaucoup plus cher.

Alors ça serait dommage d’être l’entreprise la plus écoresponsable qui soit … mais de n’avoir aucun client car les tarifs ne correspondent pas à votre clientèle cible.

Tu seras donc parfois obligé d’opter pour quelque chose d’un petit peu moins écoresponsable que ce que tu aurais voulu, mais à un coût nettement plus raisonnable. Il faudra sans arrêt faire la balance entre les deux (selon les choix d’autres facteurs peuvent entrer en compte, mais ces deux là se retrouvent systématiquement pour chaque choix).

La décision ne sera pas toujours évidente à prendre, mais il faudra ensuite l’assumer totalement. (selon ta clientèle cible, selon le niveau d’écoresponsabilité que tu souhaites atteindre, selon tes valeurs, selon ce qui est non négociable pour toi, …)

L’écoresponsabilité impossible

Et puis parfois aussi la solution parfaitement écoresponsable n’existe tout simplement pas et tu devras soit décider de la créer (si tu en as les moyens en terme de finance, de compétences et de temps), soit d’opter pour une solution moins parfaite existante.

C’est ce qui m’est arrivé dans ma société de vente à domicile zéro déchet. Je n’ai pas trouvé le shampooing qui était à la fois parfaitement écoresponsable selon mes critères, et à la fois parfaitement respectueux des cheveux et donnant une expérience utilisateur vraiment agréable.

Il existait des shampooings solides parfaitement écoresponsables, mais que je n’avais aucune envie d’utiliser parce qu’ils rendaient mes cheveux poisseux ou au contraire trop secs. A quoi d’avoir le shampooing le plus écolo possible si personne ne l’utilise car il ne convient aux cheveux de personne ?

Alors j’ai opté pour celui qui se rapprochait le plus du niveau d’écoresponsabilité que je souhaitais – même s’il n’était pas parfait – et qui était vraiment efficace dans son rôle : laver les cheveux !

Voilà le genre de choix que tu devras faire toi aussi.

D’autres pièges dans l’entrepreneuriat écoresponsable ?

Il existe bien sûr d’autres pièges, mais ceux-ci me semblent être les plus important et ceux dont on parle le moins. Je suis moi-même tombée dans plusieurs d’entre eux (tous ?), je ne referais plus les mêmes erreurs.

En voici quelques autres :

  • ne pas investir
  • quitter son job pour créer sa boite
  • ou au contraire essayer de créer son business sans rien changer à son quotidien
  • avoir une vision à long terme dès le démarrage
  • être campé sur ses positions
  • vouloir se différencier sur le prix
  • essayer de plaire à tout le monde

Si ça t’intéresse je pourrais peut-être t’en parler dans un prochain article.

Et toi, vois-tu d’autres pièges à éviter ? Es-tu tombé dans ceux-ci ? Raconte-nous tout en commentaire ci-dessous.

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